Erreurs commises lors de la Omra :
Contrairement à ce que peuvent penser nombre de néophytes, les rites de la Omra sont plutôt simples à mettre en pratique. Celle-ci se réalise en seulement quelques heures. Néanmoins, il convient et il est même vivement conseillé d’en apprendre les règles, les prérequis et les subtilités. Car, en 2025, malgré la propagation des ouvrages ou tutoriels sous tous les formats, papier, numériques, cours, etc, il n’en demeure pas moins que nous constatons qu’il persiste malheureusement beaucoup d’ignorance à ce sujet. De nombreuses fautes sont encore commises, de la bénigne à la plus grave, de celle qui annule votre adoration et même toutes les œuvres de votre existence. Petit florilège des erreurs les plus communément commises.
Petit rappel sur la Omra : piliers et obligations
Les piliers de la Omra
Rappelons à toutes fins utiles en effet que la Omra comporte trois piliers :
1.L’état de sacralisation (ihram)
Les interdits liés à l’ihram :
- ne pas se couper ni cheveux, ni ongles
- ne pas se parfumer
- ne pas faire de demande en mariage
- ne pas avoir de rapports intimes, ni même de préliminaires
- ne pas chasser
- pour les hommes : ne pas porter d’habits cousus ni de couvre-chef
- pour les femmes : ne porter ni gant, ni niqab
2.La circumambulation (tawaf) : les sept tours autour de la Kaaba
3.La procession (sa’i) : les allers et retours entre les monts Safa et Marwa
Si l’un de ces piliers venait à manquer, alors votre Omra deviendrait caduque, et il vous faudrait la réitérer.
[si l’état de sacralisation (ihram) est absent, la Omra devient nulle ; en revanche, s’il est réalisé, mais qu’un interdit a été bravé, la Omra est valide mais il y aura une compensation].
Aussi, il faut y accorder la plus grande importance et n’en omettre aucun !
Les obligations de la Omra
1.Se mettre en ihram au Miqat (lieu à partir duquel on doit nécessairement être en état de sacralisation)
2.Se raser la tête ou se couper les cheveux à la toute fin des rites.
Si vous manquez une de ces obligations, votre Omra ne sera pas invalidée, mais il faudra toutefois vous acquitter d’un sacrifice accompli et distribué aux pauvres de La Mecque, et ce, en guise d’expiation (Fidyah) pour votre adoration incomplète.
À cet égard, pour éviter d’en arriver là, il vaut mieux être très vigilant sur ces points.
Les deux conditions d’acceptation d’une œuvre en Islam
Pour que vous puissiez espérer que votre adoration soit acceptée d’Allah, il faut impérativement deux critères :
1.L’intention (niyyah) : en votre for intérieur, vous devez vouer cet acte uniquement à la satisfaction d’Allah عزّ وجل, Seul et à personne d’autre (al Ikhlas : la sincérité, l’exclusivité, le monothéisme pur).
2.Le suivi : il convient que votre culte soit fidèlement réalisé comme le Prophète Muhammad ﷺ nous l’a enseigné, sans aucune modification ni innovation.
- Du reste, pour la première condition, ce prérequis est capital, et il est valable pour toutes vos adorations : salât, jeûne, aumônes, invocations, etc.
Car il est bien connu que celui qui voue ne serait-ce qu’une seule adoration à autre qu’Allah عزّ وجل, a certes commis le pire des actes, il verra tout l’ensemble de ses œuvres annulé et son refuge sera le Feu, qu’Allah nous en préserve.
- Pour la seconde, cela revient à l’importance du choix de votre agence : êtes-vous certains que les guides se tiennent rigoureusement sur la Sunna authentique ?
Les erreurs générales des pèlerins les plus communes commises lors de la Omra
- Se frotter/coller à la Kaaba (en dehors des zones légiférées) ou à la Station d’Abraham, en pensant obtenir par cela des bénédictions (baraka), ceci pouvant rentrer le Shrik (polythéisme).
- Ne pas entrer en état de Sacralisation (ihram) au Miqat (notamment avant l’atterrissage à Djeddah)
- Penser que les soeurs indisposées (ayant les menstrues) ne peuvent pas entrer en état de sacralisation
- Bousculer les pèlerins pour tenter de toucher au forceps la Pierre Noire (également le fait de penser qu’elle apporte une quelconque bénédiction ou protection en dehors d’Allah).
- Découvrir l’épaule droite pour les hommes avant le Tawaf
- Embrasser le Coin Yéménite, alors que l’on ne doit que le toucher, si l’on en a la possibilité, sans causer de tort à autrui.
- Prononcer volontairement la Talbiya en chœur ainsi que les invocations en général derrière un imam ou émir, plutôt chacun doit les dire individuellement.
- Élever la voix lors des invocations durant le Tawaf, ce qui peut gêner vos coreligionnaires et nuire à leur recueillement (khushu’).
- Penser qu’il existe des invocations (du’as) spécifiques lors des tours de Tawaf ou durant les trajets entre Safa et Marwa.
Il n’y a qu’entre le Coin Yéménite et la Pierre Noire qu’on prononce : “Notre Seigneur, accorde-nous le bien dans ce Bas-monde et le bien dans l’Au-delà et préserve-nous du châtiment du Feu.”
- Courir ou marcher rapidement pour les femmes durant les trois premiers tours du Tawaf ou aux signaux verts entre As Safa et Al Marwa, alors que cela ne concerne que les hommes.
- Se raser la barbe après avoir achevé ses rites, pensant s’embellir, alors qu’il s’agit d’un péché manifeste.
- De manière générale, manquer de patience vis-à-vis de ses frères et sœurs en s’emportant dans les moments de bousculade par exemple ou face à des individus manquant de finesse dans leur comportement (on évite de tomber dans la récrimination).
Il ne faut pas prononcer de paroles blâmables, ni se montrer violent ou outrancier dans le périmètre des Haramain et a fortiori pendant la Omra.
- Penser que la visite de la ville de Médine fait partie des rites de la Omra, alors qu’il n’en est rien.
- Invoquer le Messager ﷺ lors de la visite de sa tombe et se rendre ainsi coupables d’un acte de polythéisme majeur.
- Accomplir plusieurs Omra pour soi dans un même voyage. Bien que certains savants l’autorisent, c’est une chose qui n’était pas de l’habitude des Salafs (pieux prédécesseurs). Plutôt multiplier les Tawaf et en cela, il n’y a aucun mal, bien au contraire.
- Revêtir l’habit d’ihram, après avoir effectué la Omra, dans le dessein de faire le Tawaf dans l’enceinte sacrée autour de la Kaaba. Vous trompez certes la vigilance des gardes, mais certainement pas Allah. “Celui qui trompe n’est pas des nôtres”.
Rappelons qu’il faut en toutes circonstances respecter les règles des autorités, afin d’éviter les erreurs commises lors de la Omra :
- Penser qu’un aller et retour entre Safa et Marwa compte pour un trajet, alors que cela constitue deux trajets sur les sept qu’il faut accomplir.
- Faire et dédier un Tawaf à une tierce personne (par procuration) : ceci est nul et non avenu. Il n’y a aucune preuve sur cela. Mais plutôt faire le Tawaf pour vous et invoquez pour vos proches, en particulier les défunts, cela leur sera profitable par la permission d’Allah.
- S’arrêter au niveau (en face d’elle) de la Pierre Noire pour l’embrasser à distance en envoyant un « baiser volant ». Cela n’a aucune base dans la législation. Si on ne peut la toucher à cause de la forte affluence, alors on lève simplement la main en disant “Allahu akbar”, puis on embrasse sa main, sans s’arrêter.
- Une des plus fautes les plus symptomatiques de notre époque est liée à l’utilisation de nos smartphones et des réseaux sociaux : c’est un véritable fléau et un crève-cœur de voir tous ces jeunes et moins jeunes le nez sur leur appareil, au lieu de se concentrer sur leurs adorations.
Aussi, dans les erreurs commises lors de la Omra, il est insupportable d’entendre la musique des sonneries perturber la sacralité des lieux et parfois même pendant les prières.
Combien de pèlerins se mettent en scène en train d’accomplir leur rite, pour ensuite poster leur vidéo ou photo pour alimenter leur story sur Tik Tok, Facebook, X ou Instagram !
Nous ne sondons pas les cœurs et les esprits, mais on est en droit de s’interroger sur leur intention, car cela ressemble furieusement à de l’ostentation (riya) :
Les Musulmans ne sont pas censés révéler au grand jour leurs adorations, mais plutôt les faire le plus discrètement possible et ne chercher que la satisfaction d’Allah et non celle des gens, ou un prestige auprès d’eux.
Hélas, sans ambages, ce passage en revue des erreurs et autres énormités auxquelles on peut assister lors de la Omra, n’est pas du tout exhaustif, mais ce sont plutôt celles que l’on rencontre le plus.
Malencontreusement, ceux qui font fréqumment la Omra en ont déjà certainement vu de toutes les couleurs.
De manière générale, il faut éviter, les erreurs commises lors de la Omra, autant que faire se peut, les péchés habituellement interdits, dont la gravité est plus importante en ces lieux et circonstances.
Tout le monde espère la récompense pour la Omra et la réédition de ses péchés, alors il convient de prendre garde de ne pas tomber dans des fautes graves comprenant du Shirk ou des innovations.
Par conséquent, à charge à vous de vous tourner vers des personnes compétentes et dignes de confiance (connues pour leur minhaj clair) et expérimentées, maîtrisant parfaitement leur sujet.
Afin de préparer au mieux le séjour de nos pèlerins, chez Omra Du Savoir, nous mettons un point d’honneur à vous accompagner à chaque étape : des cours avant le départ, un enseignement détaillé de la Omra et des Rites guidés de A à Z par des accompagnateurs diplômés de l’Université de Médine, répétant chaque invocation avec vous.
